Les étudiants et étudiantes de l'AÉHUM

Forum provisoire des étudiants et étudiantes d'histoire de l'Université de Montréal
 
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 Réponse à l'article du Sablier sur la graduation

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Charles T.

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MessageSujet: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Dim 20 Avr - 16:54

Ce petit commentaire vient répondre à l'article de Guillaume B-L. intitulé
"ma photo ne sera pas sur le mur du 6e étage", publié dans la dernière édition du Sablier.

Pour résumer ses propos, je citerai simplement deux passages du texte:
-( en parlant des photos de graduation): « ce serait cautionner tout ce que représente l'Université: un enseignement basé sur l'élitisme et sur un crapuleux respect de l'autorité bien établie»
- (décrivant le bal et le coût des billets): « il est bien la preuve la plus évidente que la réussite est un club sélect... Avis aux majestés affublées de permanentes, vous êtes invitées. (...) Merci quand même au comité du bal, je vous salue bien bas (et de dos).»

Devant un tel déversement de propos scabreux, j'aurais bien aimé répondre dans la prochaine édition du Sablier mais comme elle arrive en septembre, je n'attendrai pas jusque là pour défendre le comité des finissants ainsi que les "biens-pensants bien-habillés" mis à mal dans ce texte.
Premièrement, les traditions qui entourent la graduation (photos, bal, remise des diplômes) peuvent parfois avoir un aspect vieillot mais je crois que c'est justement cette tradition qui nous met dans la filiation de l'héritage universitaire. C'est pourquoi je ne crois pas, comme Guillaume, que le premier venu peut s'improviser historien. Ces trois années de bacc nous ont donné, mais apparemment pas à tous, un sens critique, une capacité de réflexion et de synthèse qui nous donne un regard neuf sur l'histoire, un regard selon moi plus critique que celui du grand public, que je ne méprise aucunement.
Deuxièmement, concernant le bal des finissants de cette année, j'aimerais rappeler que le coût du billet, 70$, n'a rien d'élitiste: le comité du bal a travaillé pendant 3 mois à organiser le meilleur événement possible au meilleur prix possible, j'invite tous ceux et celles qui pourraient critiquer le prix du billet à se renseigner un minimum sur Internet concernant le coût d'un bal. Guillaume préfère fêter sa fin de bacc en se louant un film et en mangeant de la pizza, je n'ai aucun problème avec ça. Mais qu'il laisse donc ceux et celles qui souhaitent souligner de manière plus significative trois années de labeur le faire sans leur lancer des traits méprisants qui puent le petit-bourgeois en révolte contre toute forme d'autorité.
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Ced



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MessageSujet: Re: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Dim 20 Avr - 18:17

Cher Guillaume,

Étant le colocataire de Charles, je peux témoigner du travail exceptionnel qu'il a fait pour nous offrir le meilleur bal possible au prix le plus abordable possible.

Je l'ai vu, alors qu'il devait partir pour se rendre à un cours, négocier le prix d'un DJ jusqu'à la moitié du prix demandé par les autres DJs sur le marché. Guillaume, avant de lui cracher au visage et de le saluer de dos, je te demanderais d'essayer d'en faire autant. C'est bien facile de chialer que le prix des billets est trop cher, quand tu n'as strictement AUCUNE idée des efforts qui ont été faits, et du prix relié à l'organisation d'une telle opération. D'autant plus qu'un sondage a été effectués parmi tous ceux qui ont daigné s'inscrire sur la liste de contact des finissants, afin de savoir le prix que tous étaient prêts à payer, et ce qui les intéressait plus comme format d'événement. Le prix est donc en fonction de ce qui a été demandé au comité par ceux qui sont intéressés par l'événement (quelque chose me dit que même si ça aurait été gratuit, tu aurais trouvé un prétexte pour ne pas être contant)

Et ne t'en déplaise, le prix des billets aurait été BEAUCOUP plus bas si le comité avait bénéficié des fonds qui ont été alloués au comité mobilisation. D'ailleurs, sachant le magnifique travail que ce comité a fait pendant la grève (nommément, strictement rien), je trouve carrément déplorable que ces fonds n'aient pas été employés à rendre plus accessible cette célébration, faute de rendre plus accessible l'éducation qu'elle célèbre.

Pour finir, je te trouve bien bas d'attaquer ainsi un comité qui, d'après ce qui m'a été dit, a toujours tenté de te tendre la main, de te traiter de façon respectueuse et polie, même si les chances que tu réponde favorablement étaient très faibles, connaissant tes opinions. Ils t'ont tendu la main, et toi, tu ne trouves rien de mieux que de les insulter et de les mépriser. C'est là un manque de savoir vivre resplendissant. Si savoir vivre et savoir être en désaccord sans pour autant être malpolie est un attribut de l'élite bourgeoise, je suis bien heureux d'en faire partie!



P.S. Comme j'anticipe une réponse dénonçant la solidarité colocataire, je tiens à préciser que je suis présentement chez ma mère et que Charles n'a donc pas pu lire et approuver ce texte avant que je l'envoie. C'est ma pensée pure et dénuée d'influences colocataires.
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Steffen

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MessageSujet: Re: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Lun 21 Avr - 14:17

Remarque incendiaire : un résumé respecte habituellement davantage l'esprit du texte ciblé que quelques éléments de celui-ci.

Dichotomie(s) malsaine(s) : Doit-on célébrer le chemin parcouru ou l'aboutissement de celui-ci ? De même, est-ce le discours scatologique ou la critique majeure d'un doigt élevée qui provoque ici tout l'émoi scandalisé ? Enfin, comment la critique à un événement en soi peut-elle amener à une réponse sur l'ardeur mise à la tâche de celle-ci ? Et qu'en est-il lorsqu'un 'E' est accordé à l'étudiant(e) pour un travail ayant pris plusieurs heures avant de parvenir à sa plénitude ?

Constatation personnelle : Sachons célébrer dans toute notre humanité. Il s'agit ici tout justement de «souligner de manière plus significative trois années de labeur» et non : 1° d'en faire une rencontre du sempiternel artifice «photoshopé» à l'honneur de notre appartenance ''monétairement'' institutionnalisée; 2° de se prélasser dans le luxe du sujet récompensé de ses services.

N'empêche, le bal m'apparaît une activité importante où je crois qu'il est essentiel de s'y présenter. Il s'agit après tout de la célébration logique à trois années d'apprentissage au rôle essentiel «d'utilisateur-payeur»; un chèque de plus en l'honneur de notre institution bancale.

Édition : En passant Cédric, je respecte personnellement tout lien de solidarité, et aurait trouvé justifié que celui-ci te motive à agir.

Paix, joie et liberté dans vos vies. Bonne journée

_________________
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ils la saluent encore
d'un grognement de porc
fouillant dans l'auge» - R. Desjardins


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Guillaume

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MessageSujet: La sale vermine que je suis veut en rajouter.   Lun 21 Avr - 17:07

Tout d’abord, quelques précisions : les bien-pensants bien-habillés pour qui, et je le répète, je ressens le plus profond (et le plus scabreux) des désintérêts ne sont pas la masse des étudiant-e-s figurant sur les murs de Lionel-Groulx. Pourquoi alors les défendre ? Qui s’est senti-e attaqué-e par ce quolibet ? C’était un terme générique qui ne visait personne en particulier.

Quant aux traditions, elles sont dans le même état de pourriture que les esprits paternels qui les ont fantasmées : enterrons-les, je n’aurai rien à foutre d’elles quand elles cesseront de répandre leurs odeurs de poussière, barnak. Et la question de la filiation universitaire, hélas, m’émeut encore moins qu’un épisode de Virginie.

HISTOIRE VRAIE

Il y a maintenant un an environ, un itinérant m’a abordé, me demandant vingt-cinq cennes « pour téléphoner ». Je me souviens, sa lèvre supérieure était infectée de manière dangereuse et il ne s’était pas lavé depuis sans doute plusieurs semaines. Après que je lui eus donné quelques sous, (geste déprécié par quelques braves-gens-contents-de-payer-de-l’impôt, pas contents que j’aie fourni de quoi boire à un robineux – eux ils boivent bien), le quêteux me rassura sur son apparence en disant qu’il était au reste une personne ordinaire, comme on en trouve tant dans les rues. Il me demanda ce que j’étudiais, je lui répondis l’Égypte. Il me demanda quel Empire, et je lui répondis en fait, la Nubie. Il me dit : « Ah, mais c’est pas la même chose » et nous parlâmes de la Nubie pendant quinze minutes.

Cet homme, aux vêtements déglingués, au visage rouillé de l’avoir trop exposé à la pluie, en savait autant que moi, moi qui avais déjà passé huit mois à apprendre les hiéroglyphes et qui avais lu une dizaine de gros livres compliqués, dont un qui traitait surtout de la zooarchéologie du Soudan. Cet homme n’avait pas fait d’études universitaires ; même pas terminé son cégep ; même pas lu Christian Jacq. Alors qu’il était sur le bien-être, Olivier (vous pouvez peut-être encore le rencontrer, il quête pas loin du Carré Viger) avait fouiné dans la bibliothèque nationale et ailleurs. Avec le temps, il avait acquis, sans s’en rendre compte peut-être, un esprit de critique historique et suffisamment de connaissances pour prononcer des conférences. Pour avoir rencontré pas mal de gens de pas mal de milieux, je peux affirmer sans trop avoir de doute que quiconque ayant un secondaire trois (j’aurais dit cinq, mais je me rappelle de mon oncle, qui est intellectuel avec moins) est en mesure de faire de l’histoire, d’en débattre avec lucidité et avec des sources. Le diplôme, d’un point de vue global je l’ai dans le cul, il m’a servi à moi parce que je n’étais pas suffisamment discipliné pour apprendre seul, que mes parents avaient de l’argent, et que les employeurs ne parlent pas aux sdf.

Alors, le regard neuf sur l’histoire, l’esprit de synthèse et blablabla, ce sont des expressions qui ne veulent rien dire, rien que bonnes à mettre sur un dossier winner de candidature de bourse. D’ailleurs, pour parler de mon cheminement universitaire, pour rien au monde j’utiliserais des phrases de ce genre, sauf en échange d’argent.

FIN DE L’HISTOIRE VRAIE, RETOUR AU COMMENTAIRE

Pour revenir à la tradition, je trouve ça vraiment étrange qu’un apprenti historien fasse appel à elle pour défendre une institution. Et on m’accuse de ne pas avoir de sens critique ? De quessé ? Manquer de sens critique aurait été de ne pas questionner le cérémonial débile entourant la fin du bacc. Par ailleurs, je connais pas mal de finissant-e-s en histoire qui se plaisent à dire qu’il ne faut pas croire telle ou telle autre source, mais qui croient tout ce qui est écrit dans le 24 heures. Ah, ce divin sens critique qu’on ne peut acquérir qu’à l’Université… Ça manque sérieusement d’humilité, ça…

La soirée de fin de bacc d’histoire de l’art coûte 20$ par personne ; ce sont les membres du comité qui feront la cuisine et qui mettront la musique. Voilà une manière de faire conviviale qui me plaît davantage, et qui malgré tout n’est pas butchée, malgré l’absence de DJ ou autre gaspillage d’argent. Pour tout dire, je pensais faire passer une résolution en AG pour proposer de limiter les dépenses du comité, mais quand nous avons disposé d’assez de temps, il était déjà trop tard.

Pour le reste, j’assume mes propos, j’en rajoute même en disant que j’ai été gentil : et, ayant eu la décence de ne pas donner de nom, contrairement à certaine gens du comité, je juge m’en sortir très peu abîmé moralement. Surtout que je m’attendais sincèrement à entendre une défense très sage et contenue plutôt que ce flot d’attaques ridicules qui me donnent raison. Si ces messieurs et mesdames du comité des finissant-e-s sont incapables de prendre des critiques un peu aigres dans la gueule sans cracher des insignifiances comme « ça pue le petit-bourgeois », eh bien, ils seront bien malheureux plus tard et ne pourront jamais exercer aucune responsabilité que ce soit. Personnellement, j’ai connu, au cours des trois dernières années, pas mal de médisance, et même de l’intimidation, sans pour autant venir brailler sur le forum. On est là me faire des reproches comme si j’avais tout gâché ; or, ce n’est pas le cas, le bal aura lieu et personne ne pensera, au cours de la soirée, à ce « petit-bourgeois en révolte contre toute forme d’autorité » qui a eu le malheur d’avoir passé des remarques déplacées sur ces gens sans reproches et au-delà de tout soupçon moral, ces gens dévoués qui auront organisé la soirée. Et même, on les ovationnera sans doute, à la toute fin des discours, coupe de champagne à la main. De quoi se plaint-on, finalement ?

***

Citation :
Et ne t'en déplaise, le prix des billets aurait été BEAUCOUP plus bas si le comité avait bénéficié des fonds qui ont été alloués au comité mobilisation. D'ailleurs, sachant le magnifique travail que ce comité a fait pendant la grève (nommément, strictement rien), je trouve carrément déplorable que ces fonds n'aient pas été employés à rendre plus accessible cette célébration, faute de rendre plus accessible l'éducation qu'elle célèbre.

Le comité mobilisation? Tu t’attaques à un organe de l’AÉHUM dont je ne fais pas partie et qui n’a d’ailleurs jamais existé. Pour la mobilisation, il y a eu un budget sans personne pour le dépenser, et même que les propositions de dépenses ont été rejetées par le conseil exécutif. Je ne suis absolument pas responsable de ce qui s’est passé avec l’argent.

Si tu veux t’attaquer à mon bilan, j’ai été interne pendant quelques mois en 2006, puis externe, puis représentant deuxième année, puis re-externe, et finalement rédacteur en chef du Sablier. Je t'encourage à compter les heures que j'ai données à l'association étudiante depuis 2005. Quant à moi, je n’ai pas attaqué les bilans précédents des membres du comité finissant-e-s, mais j’aurais pu, il y a du stock.

Sinon, j’aurais trouvé encore plus scandaleux que l’ensemble des étudiant-e-s de l’AÉHUM dépense 700$ pour permettre à quelques finissant-e-s de fêter. Vaut mieux le faire pour l’initiation, où tout le monde est invité.

Me tendre la main ? C’est quoi le lien ? Parce qu’on m’a tendu la main, je n’ai pas le droit d’être en désaccord ? Et la première réponse à ma tirade, est-elle plus respectueuse ? Pleine de savoir-vivre et de grâce ?
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Ced



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MessageSujet: Re: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Lun 21 Avr - 18:55

Guillaume a écrit:
Le comité mobilisation? Tu t’attaques à un organe de l’AÉHUM dont je ne fais pas partie et qui n’a d’ailleurs jamais existé. Pour la mobilisation, il y a eu un budget sans personne pour le dépenser, et même que les propositions de dépenses ont été rejetées par le conseil exécutif. Je ne suis absolument pas responsable de ce qui s’est passé avec l’argent.

Si tu veux t’attaquer à mon bilan, j’ai été interne pendant quelques mois en 2006, puis externe, puis représentant deuxième année, puis re-externe, et finalement rédacteur en chef du Sablier. Je t'encourage à compter les heures que j'ai données à l'association étudiante depuis 2005. Quant à moi, je n’ai pas attaqué les bilans précédents des membres du comité finissant-e-s, mais j’aurais pu, il y a du stock.

J'ai jamais dit que je voulais m'attaquer à ton bilan. Là c'est toi qui fait acte de paranoïa. Je m'attaquais simplement au fait qu'on ait donné de l'argent inutilement à un comité qui n'a servit à rien, alors que cet argent aurait pu servir à rendre plus accessible une activité que tu dénonce comme étant trop dispendieuse. Et tu me donnes raison en disant qu'on a donné du budget à un organe sans personne pour le dépenser.

Guillaume a écrit:

Sinon, j’aurais trouvé encore plus scandaleux que l’ensemble des étudiant-e-s de l’AÉHUM dépense 700$ pour permettre à quelques finissant-e-s de fêter. Vaut mieux le faire pour l’initiation, où tout le monde est invité.

Pendant deux ans, notre cohorte a payé des cotisations pour permettre aux finissants de ces années de fêter leur fin de Bacc, et ceux qui subventionnent la notre se verront la leur payée par les cohortes suivantes. C'est le même principe que nous qui payons pour les pensions de retraite de nos ainés, en espérant que quelqu'un paiera pour les nôtres
quand notre tour sera venu de prendre notre retraite.


Guillaume a écrit:

La soirée de fin de bacc d’histoire de l’art coûte 20$ par personne ; ce sont les membres du comité qui feront la cuisine et qui mettront la musique. Voilà une manière de faire conviviale qui me plaît davantage, et qui malgré tout n’est pas butchée, malgré l’absence de DJ ou autre gaspillage d’argent. Pour tout dire, je pensais faire passer une résolution en AG pour proposer de limiter les dépenses du comité, mais quand nous avons disposé d’assez de temps, il était déjà trop tard.

Je te l'ai déjà dit, et je le répète, il y a eu un sondage parmi les gens intéressés pour savoir quel type d'évènement ils préféraient, et ceux-ci ont choisi un évènement chic, sachant que de telles occasions ne seraient pas légion dans le futur.
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Guillaume

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MessageSujet: Re: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Lun 21 Avr - 20:25

Il me semble que lorsqu’on oppose ceci:

Citation :
tu n'as strictement AUCUNE idée des efforts qui ont été faits […]

à cela :

Citation :
D'ailleurs, sachant le magnifique travail que ce comité a fait pendant la grève (nommément, strictement rien) […]

j’ai des raisons de penser qu’on s’attaque à mon propre bilan, par contraste entre le travail d’un comité et l’inaction d’un autre (qui n’a jamais existé, mais auquel j’aurais été associé automatiquement, étant donné mon militantisme). La paranoïa, c’est pas vraiment mon fort.

Tu laisses aussi entendre que je ne serais pas en mesure de donner autant d’énergie que le comité finissant-e-s, c’est pour ça que je t’ai offert de vérifier mon bilan. Je serais contrarié si tu concluais tes recherches en disant que je ne suis qu’un ver de terre amorphe devant ledit comité.

Les 400$ dollars du budget de mobilisation auraient pu être dépensés par un projet d’information en partenariat avec les autres associations étudiantes en grève. La proposition est passée en conseil exécutif, mais celui-ci a voté qu’on reviendrait avec cette question en AG, ce qui n’a pas été fait faute de temps, ou par distraction. Les militant-e-s de l’AÉHUM ne sont pour rien dans cette histoire.

Par ailleurs, les 400$ ont été votés en AG, pas les 70$ du prix du billet de bal, ce qui a été décidé en comité fermé, sondage ou pas. Sur la question du budget mob, il y a eu un débat et un vote. Le comité du bal s’est d’ailleurs voté une augmentation lors de la même assemblée, et nous avions la marge de manœuvre suffisante pour absorber une hausse plus élevée. Revenir avec les chiffres n’a aucun lien avec l’enjeu présenté dans le texte du Sablier. Par ailleurs, si l’AG avait décidé imbécilement de donner 700$ au comité du bal, j’aurais eu une réaction encore plus vache, ce qui ne règle pas le problème que j’ai avec le savoir-vivre. Alors ne rejette pas la faute sur les autres, et ne fais pas dévier le sujet, s-t-p.

Au sujet de l’équité : si j’avais été présentement en première année, et que le budget du comité du bal avait atteint un coût prohibitif pour la collectivité, et que, de manière tout à fait sensée, ma cohorte avait décidé de quelque chose de plus raisonnable pour des raisons de faillite, il n’y en aurait pas eu, d’équité. Ce qui est bien avec les pensions, c’est que les dépenses des bénéficiaires n’explosent pas comme ça, sans aucune raison et sans avertissement, parce que les vieux décident soudainement de se mettre à faire des orgies romaines.
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LAMORUECESTBON



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MessageSujet: Re: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Lun 21 Avr - 20:36

Deux choses.

1 - À mon époque, l'activité de finissants avait été un repas copieux à l'ITHQ. 35 $ par personne. Je crois que ça comprenait la bouffe et un vin d'honneur. Le reste de la soirée et les activités d'ivrognerie étaient à nos frais. Je crois (pas sûr) que ce n'est pas la majorité des finissants qui a participé à l'activité. Les habituéEs du café et des activités y étaient + quelques inconnuEs... Ce n'est que pour ajouter un comparatif à votre débat.

2 - Depuis que je suis étudiant à la moribonde Université du Québec à Rimouski, je m'ennuie profondément de l'activité politiquesque de l'AEHUM. Tout y passait dans mon temps, rien ne satisfaisant pleinement la populace que nous formions.
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Ced



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MessageSujet: Re: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Lun 21 Avr - 21:11

Guillaume a écrit:
Il me semble que lorsqu’on oppose ceci:

Citation :
tu n'as strictement AUCUNE idée des efforts qui ont été faits […]

à cela :

Citation :
D'ailleurs, sachant le magnifique travail que ce comité a fait pendant la grève (nommément, strictement rien) […]

j’ai des raisons de penser qu’on s’attaque à mon propre bilan, par contraste entre le travail d’un comité et l’inaction d’un autre (qui n’a jamais existé, mais auquel j’aurais été associé automatiquement, étant donné mon militantisme). La paranoïa, c’est pas vraiment mon fort.


Si tu lis attentivement mon premier message, tu vas remarquer que je commence par dire que tu as beau dire que le comité du bal ne s'est pas efforcé de trouver une option abordable, tu n'as pas eu à te pencher sur la question, tu n'as pas eu à contacter des restos et organiser toute la chose, et que tu ne parles pas en connaissance de cause. Ensuite, je soulève, dans UN AUTRE POINT, que le comité de mob n'a rien fait avec son argent, qui aurait donc pu servir à rendre le bal plus abordable. Il n'y a donc strictement rien qui lie ni ton bilan, ni ton éventuelle participation au comité mob. J'ai commencé le paragraphe sur l'inaction du comité mob avec "ne t'en déplaise" parce que je sais que tu es l'un de ceux qui voulaient qu'il y ait un tel comité, et si ma mémoire est bonne, tu as également proposé en AG le budget pour le-dit comité.

Guillaume a écrit:

Tu laisses aussi entendre que je ne serais pas en mesure de donner autant d’énergie que le comité finissant-e-s

Sois je me suis mal exprimé, sois tu n'as pas compris ce que je voulais dire, parce que l'idée ne m'est jamais passée par la tête. Tout ce que je voulais dire, c'est que comme tu n'as pas participé à l'organisation du bal, tu ne sais pas les dépenses que ça implique, et que tu n'es pas placé pour critiquer le prix des billets. Je n'y ai pas participé non plus, mais étant le coloc de Charles, j'ai été témoin de certaines négociations et j'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de m'informer sur le déroulement des préparatifs et des divers prix du marché.

Tu ne sembles pas d'accord avec le fait que le choix de l'événement soit fait par sondage auprès des gens concernés. Es-tu de ceux qui croient que les référendums de 80 et 95 auraient du s'étendre sur tout le Canada plutôt que juste au Québec? Moi non, parce que le résultat de ces référendums concernaient uniquement le Québec, tout comme le résultat de ces sondages ne concernaient que les étudiants de 3e année, et pas les étudiants de 2e et première année. L'AG a voté un budget pour le comité de Bal, l'augmentation au budget a aussi été voté en AG, le comité était donc libre de disposer de cet argent comme bon lui semblait du moment que cet argent était dépensé dans le cadre du mandat du comité, ce qui est le cas ici. Si il eu fallut que les dépenses du comité soit adoptées par l'AG, il n'y aurait quasiment jamais de bal, car tu l'as dit, nos AG sont déjà très chargées sans que se soucie de trivialités telles que les dépenses reliées au bal de fin de bacc.

Guillaume a écrit:

Par ailleurs, les 400$ ont été votés en AG, pas les 70$ du prix du billet de bal, ce qui a été décidé en comité fermé, sondage ou pas. Sur la question du budget mob, il y a eu un débat et un vote. Le comité du bal s’est d’ailleurs voté une augmentation lors de la même assemblée, et nous avions la marge de manœuvre suffisante pour absorber une hausse plus élevée. Revenir avec les chiffres n’a aucun lien avec l’enjeu présenté dans le texte du Sablier. Par ailleurs, si l’AG avait décidé imbécilement de donner 700$ au comité du bal, j’aurais eu une réaction encore plus vache, ce qui ne règle pas le problème que j’ai avec le savoir-vivre. Alors ne rejette pas la faute sur les autres, et ne fais pas dévier le sujet, s-t-p.

Je n'ai pas le texte à portée de la main présentement, et mon souvenir n'en est pas clair. Je te reviendrai la dessus dès que j'aurai eu l'occasion de le relire.

Guillaume a écrit:

Au sujet de l’équité : si j’avais été présentement en première année, et que le budget du comité du bal avait atteint un coût prohibitif pour la collectivité, et que, de manière tout à fait sensée, ma cohorte avait décidé de quelque chose de plus raisonnable pour des raisons de faillite, il n’y en aurait pas eu, d’équité. Ce qui est bien avec les pensions, c’est que les dépenses des bénéficiaires n’explosent pas comme ça, sans aucune raison et sans avertissement, parce que les vieux décident soudainement de se mettre à faire des orgies romaines.

Le budget atteint un coût prohibitif? Tu veux dire le prix des billets? D'une part, le budget, et son augmentation ultérieure, ont été acceptée par l'AG. Celle-ci aurait pu s'y opposer, mais les personnes présentes ont choisi de faire un cadeau aux finissants tout en étant conscient des implications. Le prix des billets quand à lui n'a aucun impact sur les cotisations des années non bénéficiaires du bal. Pour faire un parallèle avec mon exemple de tout à l'heure: si un ainé décide de se payer un voyage hors de prix pendant sa retraite, c'est à sa discretion d'assumer la dépense et de se serrer la ceinture pour se le permettre, ses prestations n'augmenteront pas en conséquence, et donc son poids pour la société n'augmentera pas non plus.

Édit: @La Morue c'est bon: nous aussi avons opté pour un souper à l'ITHQ. Cependant, nous avons choisi de ne pas nous relocaliser vers un autre bar et de plutôt festoyer sur place après le repas. D'où le coût plus élevé.
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Guillaume

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MessageSujet: Re: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Mar 22 Avr - 14:26

Alala, ça devient surréaliste.

Je voulais d’un comité de mobilisation au début de l’automne. Un comité de mobilisation, c’est différent d’un fonds de mobilisation, dont les dépenses peuvent être entérinées par le conseil exécutif ou en AG. Il n’y a pas eu de comité de mobilisation à l’AÉHUM, puisque le plan d’action a été rejeté à l’automne dernier. Pourquoi insister sur ces informations floues?

Je suis d’accord avec Pascal pour le reste. Les billets de bal ont déjà été plus accessibles par le passé à l’AÉHUM, et ils le sont encore dans plusieurs associations étudiantes, sauf peut-être en sciences infirmières et en relations publiques (à l’UQÀM), où ça fait vraiment dur. Je ne suis pas con, je sais quelles genres de dépenses l’organisation d’un bal peut occasionner. Je n’ai pas besoin d’être dans l’organisation du comité pour le savoir, comme je n’ai pas besoin d’être Jean Charest pour critiquer Jean Charest. Non, mais ça m’énerve, cette histoire.

Le budget du comité n’est pas prohibitif. Il l’aurait été si on avait versé l’argent de la mobilisation dedans. Là-dessus, j’ai été très clair.

L’affaire du bal concerne tout le monde, deuxièmes années comme finissant-e-s. C’est une activité régulière de l’AÉHUM, il constitue un précédent pour les années à venir et de l’argent collectif y est dépensé. Je ne vois pas pourquoi les premières et deuxièmes années devraient impérativement fermer leur gueule à ce sujet. Elles peuvent se lever contre cette injustice qui rend ce bal si rude sur les finances, et donc si peu accessible. Elles ont bien décidé de « faire un cadeau » d’une partie de leurs cotisations, et elles ont élu le comité. Prétendre que ça ne les concerne pas, c’est les insulter. La comparaison avec le référendum sur l’indépendance est d’ailleurs une fausse analogie.

En tant que finissant, j’ai le droit de donner mon avis sur le bal. Je l’ai donné, en montrant mon derrière. Pourquoi s’attarder sur mon opinion, pourtant si correcte et si claire qu’elle tient dans un petit paragraphe de trente mots? Pourquoi ne pas s’attarder à la forme scabreuse de mon texte? C’est beaucoup plus sujet à discussion que le prix du billet de bal, qui est cher, cher, cher. Cela, je ne suis pas le seul à le dire, d’ailleurs, et c’est le genre de choses sur lesquelles on s’entend.
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LAMORUECESTBON



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MessageSujet: Re: Réponse à l'article du Sablier sur la graduation   Mar 22 Avr - 15:20

Citation :
Je suis d’accord avec Pascal pour le reste.

Je refuse d'être associé à une position! Je suis neutre comme la Suisse, je ne fais qu'apporter de l'eau au moulin du débat.

cheers


Bon, assez l'ingérence.
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BrainofJu

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MessageSujet: Ah...l'UQAR   Mer 23 Juil - 15:38

En voyant ce débat, ça m'a rappelé que j'ai terminé mon Bac en ne faisant pas grand chose...Pascal et moi sommes allés souper au restaurant...et voilà! Nous étions 5 à terminer cette année à l'UQAR. Inutile de vous dire qu'aucun débat de ce genre n'a été engendré puisqu'aucune activité n'a été proposée...

Profitez de votre bon temps dans un département d'histoire beaucoup plus vivant que vous le croyez!!!!!

Je crois que le souper à l'ITHQ avait été une excellente idée. 35$ pour un souper qu'on va rarement se payer (pour ma part), c'est très abordable pour une soirée de finissants...


Ju
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