Les étudiants et étudiantes de l'AÉHUM

Forum provisoire des étudiants et étudiantes d'histoire de l'Université de Montréal
 
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 Intense questionnement.

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Oz

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MessageSujet: Intense questionnement.   Jeu 15 Nov - 21:32

Bon, je suis pas sûr que sa soit exactement le bon sous-forum pour poster sa, mais au pire, vous le changerez de place.

Je suis un étudiant de première session en Histoire à l'Université (après un passage d'un bon 4ans au cégep Sleep ) et j'ai certaines inquiétudes à propos du programme.

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Premièrement, j'ai vu des affaires tout simplement affreuse, des profs qui sont plus fonctionnaires que scientifique. Qui n'éprouvent aucun plaisir à étudier l'histoire mais qui aime plutôt classer inlassablement des vieilles factures poussiéreuses. J'ai des profs qui avertissent la classe que leurs travaux doivent être le plus plate possible pour être scientifique. Un prof qui se vante avoir vu son correcteur s'endormir trois fois sur sa copie, et ce-dit prof semble en éprouver une joie assez intense. On as un prof (que je vais nommé Amirsay Aulsay pour ne pas faire trop diffamant) semble vouloir expliquer à tous les élèves que si on éprouve du plaisir à être historien, c'est qu'on est probablement dans l'erreur.

C'est un peu inquiétant.

Suis-je le seul qui trouve sa domage que les profs présentent leur propre sujet comme quelque chose d'ennuyant et n'ayant aucun intêret pour les non-historien?

Suis-je le seul qui trouve que des thèses de doctorats qui vont uniquement intéresser d'autres doctorants qui vont à leur tour écrire des thèses qui vont intèresser uniquement d'autres doctorants et ainsi de suite, c'est un peu avilisé l'histoire. Rentrer dans un cercle vicieux, en quelque sorte.

Est-ce que c'est toujours comme ça? Est-ce qui as des profs qui semblent vraiment passionné?

Ou bien est-ce-que les profs d'histoire sont tous des gens qui rêvent de pouvoir écrire une thèse de doctorat s'intitulant: "Les louches de l'empire britannique de Mai 1484 à Juillet 1484."

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Deuxième inquiètude, perspectives d'emploi. Pour le moment on est environ 250 dans les cours. J'imagine que sa va baisser de façon dramatique avec les sessions. Mais est-ce que le Quebec à vraiment besoin d'une nouvelle centaine d'historiens?

Le bacc, aussi, qui apporte absolument rien, avoir un Bacc d'histoire, c'est comme le dec en Sc. Humaines, sa t'aideras même pas à rentrer au Ultramar.

La maîtrise est comme obligatoire, pis donne accès à Prof de Cégep, ce qui semble être l'endroit où veulent se rendre la plupart de mes condisciples.
Mais est-ce-que prof de cégep, c'est vraiment un emploi d'avenir où tout le monde va se caser, j'en doute.

C'est inquiètant, parce que j'ai pas vraiment envie de finir ma maîtrise, pis de devoir rentrer dans l'armée pour vivre.

Pis encore, est-ce-que la maîtrise donne quelque chose à l'extérieur du Quebec, est-ce-que y'as vraiment une entreprise anglaise ou américaine qui veux engager un titulaire de maîtrise d'une université québecoise.

Enfin, c'est sa là, j'aimerais sa savoir un peu ce que vous pensez faire avec vos certifications.

J'ai l'impression désagréable, que beaucoup d'étudiants voient l'université comme un but en soit, et non pas comme un moyen d'atteindre un but.
C'est ben beau le "Life is a journey, not a destination" mais j'ai pas envie d'être encore à l'Université dans 10ans.

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Donc c'est tous, merci pour vos réponses.
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Ced



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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Ven 16 Nov - 13:46

Oz a écrit:


Est-ce que c'est toujours comme ça? Est-ce qui as des profs qui semblent vraiment passionné?

Je te suggère d'aller rencontrer Paul Létourneau, Serge Lusignan, Carl Bouchard ou encore Pierre Bonnechère (pour n'en nommer que quelques-uns) à leurs bureaux et de discuter un peu avec eux. Tu vas ainsi pouvoir te faire toi même une idée de la passion de nos profs.


Oz a écrit:

Deuxième inquiètude, perspectives d'emploi. Pour le moment on est environ 250 dans les cours. J'imagine que sa va baisser de façon dramatique avec les sessions. Mais est-ce que le Quebec à vraiment besoin d'une nouvelle centaine d'historiens?

C'est précisément à ça que servent les profs endormants. Wink


Oz a écrit:

Le bacc, aussi, qui apporte absolument rien, avoir un Bacc d'histoire, c'est comme le dec en Sc. Humaines, sa t'aideras même pas à rentrer au Ultramar.

La maîtrise est comme obligatoire, pis donne accès à Prof de Cégep, ce qui semble être l'endroit où veulent se rendre la plupart de mes condisciples.
Mais est-ce-que prof de cégep, c'est vraiment un emploi d'avenir où tout le monde va se caser, j'en doute.

Erreur. La maîtrise n'est pas obligatoire. Beaucoup de postes au gouvernement (entre autre) demandent 5 années d'études post-secondaires (autrement dit, un bacc, peu importe en quoi). Un bacc en histoire, c'est essentiellement un bacc en culture générale. Quelle formation crois-tu que ça prend pour devenir recherchiste pour une émission télé ou radio? Ça dépend bien sûr du contenu de l'émission, mais tu peux être sûr que pour "Passion Maisons" à Historia, ils ne font pas appel à des micro-biologistes! Pour rester dans le domaine de la production télévisuelle, sache que tout film ou série se passant le moindrement dans le passé va devoir tôt ou tard faire appel à un historien si les producteurs ont quelque soucis du réalisme. À vrai dire, il y a plein d'emplois qui n'ont pas forcément un lien direct avec l'histoire qui sont ouverts aux étudiants du Bacc. Savais-tu que le président actuel de la centrale CSN-Lanaudière avait une maîtrise en histoire? Eh bien il en a une (je suis bien placé pour le savoir, c'est l'ex de ma mère). Et puisqu'il est président, il faut qu'il ait été syndiqué CSN avait d'être élu. Où travaillait-il avait d'être président? Un centre pour jeunes délinquants. Rapport avec l'histoire? Aucun.

Si tu prends le temps de faire un peu de recherche, tu vas te rendre compte qu'il y a beaucoup de postes dont tu n'imagines même pas l'existence qui te sont ouverts à la fin de ton bacc ou de ta maîtrise. Tsé, les ambassadeurs, ils ont besoin de personnel pour les soutenir et les informer. Et parmi ces gens qu'ils ont derrière eux, il peut très bien y avoir des historiens (bon, ok, le milieu est assez restreint, mais c'est juste un exemple parmi tant d'autres!).

Oz a écrit:

Pis encore, est-ce-que la maîtrise donne quelque chose à l'extérieur du Quebec, est-ce-que y'as vraiment une entreprise anglaise ou américaine qui veux engager un titulaire de maîtrise d'une université québecoise.

Pourquoi pas? Tsé, ce que j'ai dit pour les films et les séries? Bin on a un des plus grands producteurs juste au sud de chez nous, pis ça tombe bien, ils ne sont pas trop réputés pour l'histoire... Bon, je suis d'accord que contrairement à Cambridge, l'Université de Montréal ne va pas nécessairement dire quelque chose à tout le monde partout dans le monde, mais notre renommé, pour autant que je sache, n'est pas si pire. Si je ne me trompe pas, Pierre Bonnechère dont je parlais plus haut a déjà été consultant pour des films Hollywoodiens.


J'espère que ça répond à tes questions.

Ah, et puisque tu semble avide de connaissances, permet moi une petite note: "sa" égale possessif de la 3e personne. "Il regarde sa montre". Si "sa" ne réfère pas à la possession de quelque chose, mais plutôt désigne quelque chose, alors il s'agit de "ça". Dans ce cas, tu peux souvent remplacer "sa" par "cela".
Exemple: "Enfin, c'est sa là, j'aimerais sa savoir un peu ce que vous pensez faire avec vos certifications." ou plutôt: "Enfin, c'est cela là, j'aimerais cela savoir un peu ce que vous pensez faire avec vos certifications." Wink
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Guillaume

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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Sam 17 Nov - 0:09

La seule raison de ce pourquoi on n'aurait pas tous et toutes des emplois dans notre domaine, ce serait que le Québec décide de ne pas avoir besoin de nous - ce qui serait une grossière méprise, étant donné que pas mal de troubles culturels et de haines sont causés par l'ignorance, et que l'ignorance de l'histoire est vraiment une plaie ici qui avive les tensions, par exemple, entre groupes ethniques.

Dans le cas où on ne voudrait pas de nous, on n'a qu'à sacrer notre camp. Le bacc de l'Université de Montréal en vaut trois dans une université poche des États-Unis et trois et demi en Amérique latine. Avec le tas de langues qu'on doit apprendre au cours de nos études, on n'aura pas de mal à se caser ailleurs.

Je suis attaché à ce que le Québec a pu me donner, mais pas zélé au point de tolérer qu'on crache sur mon diplôme. Dans mon cas, s'il n'y a rien pour moi ici, je déménage.

Soit dit en passant: plusieurs professeurs ont avoué lire ce forum. Faites gaffe à ce que vous dites. What a Face
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Simon

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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Sam 17 Nov - 20:44

Je suis entièrement d'accord avec ce que mes condisciples ont dit. Mais en plus, après avoir fait un bac en histoire, on peut faire une maîtrise dans un autre domaine, ce qui est un gros avantage. Avoir deux formations est très bien vu.

Un autre détail sur le bac en histoire, c'est qu'il est reconnu pour la rigueur de travail qu'il enseigne à ses étudiants. De cette façon, comme l'a dit Cédric, on peut exercer un métier qui n'a aucun rapport avec l'histoire. Ceci peut permettre une grande mobilité sur le marché du travail si, éventuellement, on n'aime pas son métier.

J'espère que tous ces mots te rassure
Simon
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Oz

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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Lun 19 Nov - 21:28

Ah, oui, oui, sa fait des réponses intéressantes.
J'imagine que mon inquiétude principale côté employabilité était surtout causé par le fait que y'as aucun emploi précis qui suit la formation. Par exemple, après une formation en soins infirmiers, tu deviens habituellement infirmier, pas vraiment de sa en Histoire.

J'aimerais avoir plus d'information par ailleurs à propos des emplois en gouvernement qui demandent uniquement un bacc en "à peu près n'importe quoi". C'est pas que fonctionnaire sa soit mon rêve, mais j'aimerais sa avoir une job steady bientôt, histoire de crisser le camp de chez nous.

Surtout que je connais quelqu'un, maîtrise en histoire, sa fait 4ans qui se cherche une job, pis qui travaille toujours comme serveur dans un restaurant. Pis quand j'ai été voir l'orienteur, le sondage dit que dans tout ceux qui ont leur BACC, tlm à été faire sa maitrise, sauf un qui est en vente au détail... Inquiètant.


Donc, maintenant que sa c'est faites, un autre sujet de chialage.
De 1, esti que les ateliers sa craint, de 2, j'tu le seul qui trouve que desfois y se fait des thèses de maîtrise sur a peu près n'importe quoi. J'ai un prof qui a fait sa thèse sur le verre romain, un autre sur l'environnement dans les loisirs à Montréal dans les années 70. J'veuxs savoir, sa va servir à quoi à la société sa? À rien... Sa c'est poche.
Sa me fait songer que ma thèse sur les louches britanniques est loin d'être farfelue.

Donc, c'est ça, merci pour les réponses by the way, fort apprécié. J'irais ben au café étudiant, mais j'suis d'un naturel timide pis facilement intimidéRolling Eyes

Ah ouin, y'arrête tu de donner des estis de pamphlets à moment donné, y'as une étude qui devrait se faire sur le papier qui est gaspillé en pamphlet et dépliant de toutes sorte, assez pour faire faire une syncope à un hippie.

(Excuser pour l'écriture btw, j'écris et je lit à 80% en anglais...)
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Caroline



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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Mar 20 Nov - 14:48

À mon avis, c'est justement une attitude de fermeture qui fait en sorte que les emplois sont restreints en histoire, puisque plusieurs croient, à tort, que certains domaines de recherche n'apportent rien à la société. Je trouve cela dommage qu'un de mes collègues soit à ce point désillusionné et qu'il tienne un pareil discours. Chaque recherche permet d'aller plus loin dans la connaissance du monde dans lequel nous vivions et moi, je crois au travail historique.

Ceci dit, il est vrai qu'il ne faut pas se faire d'illusions quant au marché du travail. Cependant, je suis certaine que les plus travaillants trouveront des emplois qui leur conviendront.

J'aimerais aussi faire remarquer que le travail d'historien comporte une grande partie de nuances, ce que je vois malheureusement chez bien peu de mes collègues.

J'ose ajouter un dernier point plus général : lorsque l'on se retrouve dans une université francophone et que l'on souhaite probablement travailler en français dans une profession qui demande beaucoup d'écriture, il faut, à mon avis, avoir une maîtrise exemplaire de la langue française. Je suis vraiment consternée de voir des étudiants universitaires faire des tonnes d'erreurs de grammaire et d'orthographe et, attention, cette constatation n'est pas limitée au forum : certains professeurs prennent le temps de nous le mentionner en classe! Enfin, ils ne devraient pas avoir à faire cela à l'université!

En somme, je ne souhaite aucunement faire la morale à qui que soit, mais je fais le constat d'une situtation déplorable et inquiétante. Avec mon propos, je ne souhaite viser personne particulièrement. Les questionnements sont par contre d'intérêt général et sont sans doute présents chez la communauté historienne.
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Oz

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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Mar 20 Nov - 20:58

Hmmm, vois-tu, je pense qu'on diffère d'opinion.

Pour le français, j'ai jamais reçu d'aucun professeur un commentaire comme quoi mon français était mauvais et j'ai passé la pathétique épreuve uniforme de français haut la main. Dans ce cas ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il s'agit ici d'un forum, un des derniers endroits où le message peu encore primer sur le contenant.

Est-ce que je crois, à tort que certains domaines n'apportent rien à la société? Non, je pense que je le crois avec raison. Je vais te faire une parabole, ou une métaphore, ou un exemple pour te démontrer pourquoi je pense sa:

"On dit souvent que l'histoire est la richesse d'un peuple, je trouve dommage que les gardiens de cette richesse, au lieu de la partager avec le peuple, passent plus de temps entre eux dans des pièces sombres à mesurer exactement le diamètre de chacune des pièces."


Je sais pas si tu vois où je veux en venir. Y'as des recherches qui sont tellement pointus que jamais quelqu'un du public ne va s'y intéresser.
Tu penses peut-être qu’on n’en a rien à faire de l'opinion du public, personnellement, je crois pas.

J'pense qu'un domaine, pour être utile doit servir le plus grand bien. Pis le plus grand bien ne sera jamais servi par une recherche de 200 pages sur des verreries romaines venant d'un secteur très limité.

C'est descendre bien bas pour un sujet qui se voulait à la base être littéraire.


M'enfin, c'est mon opinion. J'aime l'histoire, mais j'aime pas l'usage que l'on en fait.
Pis tant qu'a faire un bacc pour finir commis d'épicerie, j'aime mieux pas perdre 3ans, pis devenir commis tout de suite, non?
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Ced



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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Mar 20 Nov - 21:03

Pour ce qui est des emplois au gouvernement, je rapport ce que l'ex de ma mère m'a dit. Je viens de jetter un coup d'oeil sur le site du gouvernement du Québec et je constate que les postes acceptent souvent une panoplie de bacc différents. Malheureusement, ceux ouvert en ce moment ne s'adressent pas à des historiens (mais faute de candidats, ils doivent sûrement être prêts à élargir...)

Par exemple: pour Examinateur-classificateur de films:

Être titulaire d’un diplôme universitaire de 1er cycle (baccalauréat) comprenant une mineure en études cinématographiques ou un diplôme universitaire de 1er cycle (baccalauréat) en anthropologie, en communication (cinéma), en études cinématographiques et littérature comparée, en psychoéducation, en psychoéducation et psychologie, en psychologie, en psychologie et sociologie, en sexologie ou sociologie1.


(le 1 renvoie à : )
D’autres diplômes universitaires de 1er cycle (baccalauréat) directement liés aux tâches peuvent aussi être acceptés. Chaque année de scolarité pertinente manquante peut être compensée par deux années d’expérience pertinente aux attributions de la classe d’emplois ou par une année de scolarité pertinente de niveau égal ou supérieur.



Pour ce qui est du français: y'a pas de mal à avoir des difficultés, mais Caro n'a pas tort. Dans un contexte francophone, il y à un effort minime à faire, effort que tu ne semble pas rejoindre en n'essayant même pas d'appliquer le truc que je t'ai suggéré.

Édit: et c'est pas parce qu'on est sur un forum que c'est une excuse pour ne pas se forcer. Quand j'écris sur un forum anglophone, je fais l'effort d'écrire de mon mieux. Quand quelqu'un me corrige, j'en profite pour améliorer ma maîtrise de la langue anglaise.
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Guillaume

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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Mar 20 Nov - 21:12

Citation :
De 1, esti que les ateliers sa craint, de 2, j'tu le seul qui trouve que desfois y se fait des thèses de maîtrise sur a peu près n'importe quoi. J'ai un prof qui a fait sa thèse sur le verre romain, un autre sur l'environnement dans les loisirs à Montréal dans les années 70. J'veuxs savoir, sa va servir à quoi à la société sa? À rien... Sa c'est poche.

Je trouve que les ateliers sont importants parce qu'ils forcent les étudiant-e-s à développer un esprit de critique historique. Notre discipline en est une d'analyse et de communication et les ateliers traduisent bien cet aspect, très peu développé dans certains autres programmes d'histoire d'autres universités québécoises ou d'Europe.

La micro-histoire est un passage obligatoire vers l'histoire vulgarisée et plus générale.

L'histoire du verre romain, par exemple, pourrait peut-être nous éclairer sur le choix dans l'esthétique de plusieurs bijoux, ou dans l'influence que cet art aura sur la production des vitraux. C'est très important, je connais une personne qui est à l'école du meuble et qui, voulant faire des créations originales, se plaint de l'absence de renseignements sur l'utilisation du verre à travers les époques. C'est sérieux, même si j'ai pas trop l'impression qu'elle a quelque chose à faire de la verroterie du IIe siècle av. J.C.

Les loisirs à Montréal dans les années 70? Je sais pas à quoi ça peut servir empiriquement, mais je suis pas mal certain que ce genre de sujet peut faire l'objet d'un documentaire à Historia. Et puis si c'est seulement pour écrire une petite plaquette de 100 pages, je ne vois pas du tout en quoi travailler là-dessus est une perte de temps.

T'es qui, au juste? Ici, on a l'habitude de parler ouvertement sans cacher notre identité.
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Oz

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MessageSujet: Re: Intense questionnement.   Mar 20 Nov - 21:17

Sébastien, première session. Sa t'en dit pas beaucoup plus. J'ai pas vraiment prit le nick pour cacher mon identité. C'est juste, euh, une habitude, j'imagine.

Pis ouin, les ateliers, je sais pas, y'en as des cools pareils, mais y'en as que c'est vraiment de la perte de temps total. Europe moderne sont bien, sa force à lire des textes d'époques pis a en discuter. Histoire de l'Antiquité, j'sais pas, mettons que toute sa pourrait être fait aussi efficacement dans le cours, c'est des mini-tests de niveau primaire qui dure 30 secondes plus encore du cours didactique.

Pour le gouvernement, moi aussi j'ai été vérifier, pis un peu déçu par ma recherche. C'est surtout du: "on va accepter du monde en histoire, mais c'est pas vraiment de ça dont on as besoin."
Dans ce cas là pourquoi pas étudier directement dans la matière désirée, plutôt que de dire: "Je peux faire pareil, bon."

Pis pour votre attitude face à mon français, j'pense que y'as un mot anglais qui la décrit bien, je connais pas vraiment de traduction, malheureusement, mais en anglais on dit: "Nitpicking".
J'pense pas que personne ici ai vraiment eu à se forcer pour me comprendre. J'pense qu'on peu arrêter de rappeller à chaque poste les quelques fautes que je fait. Sinon on pourrait faire venir les grammar nazi, pis sa deviendrait laid assez vite.
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